Records de chaleur en France
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Les records de chaleur en France racontent l’histoire récente des canicules : des valeurs autrefois jugées impossibles dans l’Hexagone ont été franchies ces dernières années. Voici les repères à connaître, ce qu’ils disent du climat et où trouver les chiffres officiels.
Le record national : 46,0 °C dans l’Hérault
Le 28 juin 2019, la station Météo-France de Vérargues, dans l’Hérault, a relevé 46,0 °C. C’est la température la plus élevée jamais mesurée en France métropolitaine depuis le début des relevés. Ce jour-là, plusieurs stations du Gard et de l’Hérault ont dépassé 45 °C, au cœur d’une vague de chaleur précoce qui a touché une grande partie de l’Europe de l’Ouest.
Avant 2019, le record national datait d’août 2003 : 44,1 °C à Conqueyrac, dans le Gard. Il a donc été battu de près de deux degrés, un écart considérable pour un record national.
La canicule de juin 2019 a eu des conséquences très concrètes : les épreuves du brevet des collèges, prévues les 27 et 28 juin, ont été reportées aux 1er et 2 juillet 2019.
Un second épisode record en juillet 2019
Moins d’un mois plus tard, une nouvelle vague de chaleur a touché le nord de la France. Le 25 juillet 2019, Paris a atteint 42,6 °C à la station de Paris-Montsouris, record absolu pour la capitale. Ce second épisode a montré que les régions du nord, longtemps épargnées par les extrêmes, ne sont plus à l’abri.
2003, l’été de référence
Si le record de température appartient à 2019, l’été 2003 reste le grand repère des canicules françaises. Ce n’est pas tant une valeur isolée qui l’a rendu exceptionnel que la durée et l’intensité de la chaleur dans la première moitié d’août, avec des nuits particulièrement chaudes sur une grande partie du pays. Son bilan humain, estimé par l’Inserm à environ 15 000 décès en excès, a conduit à la création du plan canicule. Nous y consacrons une page : canicule 2003, bilan et conséquences.
Pourquoi la température maximale ne dit pas tout
Un record ponctuel frappe les esprits, mais le danger d’une canicule dépend surtout de :
- sa durée : plusieurs jours consécutifs de chaleur épuisent l’organisme ;
- la chaleur nocturne : les nuits tropicales, où la température ne descend pas sous 20 °C, empêchent le corps de récupérer ;
- l’ampleur géographique : un épisode qui touche les grandes agglomérations expose davantage de personnes, d’autant plus que l’îlot de chaleur urbain aggrave la chaleur en ville.
C’est pourquoi Météo-France fonde la vigilance canicule sur la moyenne des températures minimales et maximales sur trois jours, et non sur un seul pic.
Records et changement climatique
Les vagues de chaleur marquantes se sont multipliées depuis le début des années 2000, et les records tombent plus souvent qu’auparavant. Les climatologues relient cette tendance au réchauffement climatique : avec une température moyenne plus élevée, les épisodes de chaleur deviennent plus fréquents, plus intenses et peuvent commencer plus tôt ou finir plus tard dans la saison. Les canicules de juin, comme celle de 2019, en sont une illustration. Les projections de Météo-France indiquent que cette tendance devrait se poursuivre dans les prochaines décennies.
Où trouver les records officiels ?
Les records de température, par station comme au niveau national, sont validés et publiés par Météo-France. Pour consulter les valeurs officielles et les bilans climatiques de chaque saison, rendez-vous sur meteofrance.com. Méfiez-vous des chiffres relayés sur les réseaux sociaux : une température mesurée par un thermomètre de voiture, un capteur exposé au soleil ou une station amateur n’a pas valeur de record.
Pour suivre la situation actuelle, consultez notre carte de vigilance canicule et nos prévisions météo canicule.
Questions fréquentes
Quel est le record de chaleur en France ?
Le record national est de 46,0 °C, relevé à Vérargues (Hérault) le 28 juin 2019 par Météo-France. Il a battu le précédent record de 44,1 °C, mesuré dans le Gard en août 2003.
Quel est le record de chaleur à Paris ?
Paris a atteint 42,6 °C le 25 juillet 2019 à la station de Paris-Montsouris, record absolu pour la capitale.
Pourquoi l’été 2003 est-il si souvent cité ?
Pour la durée et l’intensité de sa vague de chaleur d’août, et surtout pour son bilan sanitaire, estimé par l’Inserm à environ 15 000 décès en excès en France. Il est à l’origine du plan canicule.
Où consulter les records de température officiels ?
Sur le site de Météo-France, meteofrance.com, qui valide et publie les records et les bilans climatiques.
Article mis à jour le 24/09/2026.